2010년 프랑스 문화원 설립을 통해서 본 프랑스 대외문화활동의 개혁
Réforme de l’action culturelle extérieure en France, vue à travers la création de l’Institut français en 2010
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초록

En 2007, le “Time” européen a annoncé ≪la mort de la culture française≫ soulignant que le rayonnement culturel, passé, de la France n’est plus présent aujourd’hui. La mondialisation progresse, et le pouvoir de l’influence est devenu l'élément le plus important pour la diplomatie à l’ère de la mondialisation. Il fallait changer la stratégie de la diplomatie culturelle sans être attaché à la gloire passée. Ainsi, M. Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes, conscient du changement de la diplomatie, a annoncé, à travers la loi de projet en 2009, une réforme de l'action culturelle extérieure de l’Etat. Le projet prioritaire de cette réforme a été de créer une "grande agence" qui rassemble des diverses forces dispersées: Institut français, transformation de CulturesFrance en établissement public à caractère industriel et commercial. Son but est d'exercer un pilotage stratégique avec plus d’efficacité, plus de cohérence et de visibilité. L’Institut français a repris les missions de CulturesFrance, mais il est à présent chargé de trois nouvelles missions: soutenir la diffusion de la langue française, renforcer la place de la France dans le débat des idées et former les personnels qui concourent à la diplomatie culturelle française. L’expérimentation sur le rattachement du réseau culturel public à l’Institut français était prévue à l’origine pour 3 ans. Mais en 2013, M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international de l’époque, a prononcé l’avis négatif sur l’élargissement de cette expérimentation. Où en était l’Institut français ? Celui-ci a souffert, comme bien avant la réforme, d’une restriction budgétaire, d’une soumission aux ambassades, d’une gestion du personnel et d’un manque de professionnalisation. La crise du financement de l’action culturelle extérieure s’est accompagnée d’une crise de légitimité de cette même action. Par ailleurs, malgré l'initiative de M. Kouchner, l'Institut français dépend toujours du Ministère des Affaires étrangères, ce qui l'a privé d’une autonomie réelle. Or, il serait important de saisir le fait qu’à la différence du British Council et du Goethe Institut qui sont le modèle de l’Institut français, la France a depuis longtemps une tradition interventionniste publique dans sa diplomatie culturelle, et elle possède également d’autres types de centres culturels et d’institut, comme l’Alliance française. Cela veut dire que les actions culturelles extérieures peuvent se superposer selon les caractères des établissements, malgré la création de l’Institut français, et que le pilotage du réseau culturel à l’étranger est beaucoup plus complexe qu’en Angleterre ou en Allemagne. Comme l’a noté Anne Gazeau-Secret, lorsque nous parlons de la culture, nous pensons tout d’abord à la France. Il ne faudrait donc pas oublier que la réforme “modeste” de 2010 n’est pas un échec total. En se basant sur ce défi inachevé et sur la longue tradition de la diplomatie culturelle, au lieu de poursuivre les modèles d’autres pays, il serait nécessaire de développer un réseau culturel mieux adapté à l’administration de la France avec une stratégie diplomatique plus concrète et légitime, bien évidemment, à la condition que le budget soit assuré.

키워드

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제목
2010년 프랑스 문화원 설립을 통해서 본 프랑스 대외문화활동의 개혁
제목 (타언어)
Réforme de l’action culturelle extérieure en France, vue à travers la création de l’Institut français en 2010
저자
전지혜
DOI
10.18824/ELLF.110.07
발행일
2017-06
저널명
불어불문학연구
110
0
페이지
191 ~ 216