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Avec l'arrivée d'André Malraux à la tête du nouveau ministère des Affaires culturelles, le théâtre a une place essentielle dans le nouveau dispositif de démocratisation culturelle. Les subventions sont augmentées ; le nombre de CDN est revu à la hausse ; plusieurs hommes de théâtre prennent la tête des toutes nouvelles «maisons de la culture». Cependant, la politique culturelle pose aussi des problèmes au secteur théâtral. La construction d'équipements l'emporte sur l'aide à la création tandis que l'apparition des «maisons de la culture», institutions polyvalentes, tend à noyer le théâtre. Les troupes permanentes moins subventionnées introduit des inégalités de subvention au sein des établissements de la décentralisation théâtrale. Et plusieurs villes envisagent une décentralisation moins dépendante des pouvoirs publics. Voilà la création de la Fédération nationale des centres culturels communaux en 1964. Or la contestation monte au cours des années soixante au moment où la sociologie des publics met en évidence, sur le mode statique, les limites de la démocratisation du théâtre. Le théâtre public connaît donc un nouveau tournant au sortir de 68, qui sonne le glas de l'idéologie du théâtre populaire rêvé par les pères fondateurs. La nouvelle génération d'hommes de théâtre expérimente des formes théâtrales différentes de celles de la décentralisation théâtrale soutenue par l'État. Elle prend peu à peu la parole et réclame d'autres fondements au service public du théâtre. L'âge de la représentation s'ouvre, c'est la création qui importe, l'héritage des Copeau, du Cartel est contesté ou violemment rejeté. Dans la période qui suivra, une forte instabilité caractérise le Ministère. On le voit, le débat se cristallise autour du sens à donner à la politique théâtrale de l'État. Certains proclament le pouvoir aux créateurs et prennent la représentation comme seul objet. D'autres souhaitent des aménagements, soulignant une politique focalisée sur l'aide aux structures au détriment de la création. «Tout public» ou «Toute création»? La politique théâtrale s'est toujours fondée sur l'idée d'intér̂et général qui forme la base de la notion de service public. Certains théoriciens peuvent le regretter et trouver d'autres justifications originelles de l'intervention étatique, mais on ne peut faire l'impasse du terrain sur lequel s'est bâti le théâtre public, et sur ce qui conditionne encore aujourd'hui le soutien des pouvoirs publics. Le théâtre, service public, c'est un «héritage» à conserver. C'est la raison pour laquelle l'État maintient la politique du « théâtre pour tous», mê me s'il se trouve en face d'un relatif échec de la démocratisation et subit des accusations qui fusent de toute part. De toute façon, le débat sur le théâtre de service public évolue. Et on peut dire que «la charte des missions de service public pour le spectacle» de Catherine Trautmann en est un résultat exemplaire, même si elle a provoqué des réactions hostiles dans le milieu théâtral. Certe, cette charte apparaît comme un texte fondateur élaboré à posteori et devra désormais guider l'action de toute structure subventionnée, et c'est à l'aune de ces principes que leurs actions seront évaluées par le Ministère. C'est bien une responsabilité morale, civique qui devient le fondement d'une responsabilité juridique. L'État n'est pas le seul à se préoccuper de culture, les collectivités prennent également acte de cette nouvelle donne. C'est alors de chacun, pouvoir public et professionnels, de dessiner un nouveau visage à ce théâtre qu'on souhaite pouvoir continuer à nommer de service public.
키워드
- 제목
- 프랑스 연극의 공공사업(service public)적 특성과 지방 분산화(II) : 제 5공화국
- 제목 (타언어)
- Décentralisation du théâtre français et le service public : Vème République
- 저자
- 정상현
- 발행일
- 2009-11
- 저널명
- 프랑스문화예술연구
- 권
- 30
- 페이지
- 435 ~ 467