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초록
Ce n’est pas par hasard que La fille de Christophe Colomb commence par la mort de la mère-poule et se termine par celle de l’humanité. Elle était victime de l’avidité humaine et des injustices commises à Manne et l’extermination du genre humain a été infligée par les ȇ̂̂̂̂tres humains qui n’ont jamais eu d’“amitié”. Cette apocalypse annonce Ève nouvelle. C’est la renaissance de Christophe Colombe, fille de Christophe Colomb. Cette double mort est bien liée à l’histoire de l’Amérique interprétée par l’auteur. Du point de vue de Ducharme, depuis 1492 jusqu’à 1949, l’année où Christophe Colomb a défriché l’île de Manne, l’histoire s’est dégradée. Manne est rempli des hommes aveuglés par l’or et le pouvoir. C’est la raison pour laquelle Colombe, “est contrainte d'en venir à la conclusion que les hommes et les civilisations humaines ne valent rien.” Ibid. Dans ce roman-épique, Ducharme prend une pareille mesure contre le déclin de la littérture québécoise. La littérature québécoise des années 60 se laisse encore influencer par celle de la France. À l’heure de la naissance de L’État-nation québécoise, Ducharme veut éviter l’imitation de la littérature française et établir l’histoire de la culture et de la pensée québécoises. Dans ce sens, le narrateur essaie de détruire la forme traditionnelle de la narration pour construire une nouvelle forme narrative. En utilisant la forme narrative de France, il s’efforce d’anéantir le discours littéraire occidental. Le “bon usage” et le texte littéraire ‘intelligent’ qu’on considère comme ‘normalités’ sont caricaturés par la mauvaise rhétorique. C’est ainsi que le narrateur-auteur s’éloignera de sa place de “démiurge”. La naissance de l’homme qui sait aimer son semblable et la mort de l’auteur sont enfin l’apocalypse à laquelle Ducharme fait allusion dans La fille de Christophe Colomb.